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MORT SUBITE DU SPORTIF

Dr J. POUZOLS. MORT SUBITE DU SPORTIF. DEFINITION. Survenue inattendue d’un décès dans l’heure suivant le début des symptômes touchant un sujet pratiquant une activité physique, quel que soit son niveau d’entraînement. Définition de la mort subite.

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MORT SUBITE DU SPORTIF

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  1. Dr J. POUZOLS MORT SUBITE DU SPORTIF

  2. DEFINITION Survenue inattendue d’un décès dans l’heure suivant le début des symptômes touchant un sujet pratiquant une activité physique, quel que soit son niveau d’entraînement.

  3. Définition de la mort subite NATURELLE: non traumatique, non iatrogène INATTENDUE: cœur supposé normal DANS L’HEURE SUIVANT LE SYMPTOME INITIAL AU COURS ET JUSQU’À UNE HEURE APRES LA PRATIQUE D’UN SPORT

  4. Marc-Vivien Foe 28 ans Coupe de Confédérations Lyon - Juin 2003

  5. L'EQUIPE : 28/08/2007 Foot - Disparition - Antonio Puerta est décédé Antonio Puerta, 22 ans, le défenseur international espagnol du FC Séville (1 sélection) victime de malaises samedi contre Getafe (4-1), est décédé mardi à l'hôpital Virgen del Rocio de Séville. Puerta était dans la matinée dans un état «très critique» d'après les médecins de l'hôpital, où il avait été admis après avoir fait plusieurs arrêts cardiaques. «Sa situation clinique est défavorable en raison des conséquences du manque d'oxygènation du cerveau, et des effets sur son organisme d'un arrêt cardiaque prolongé» avaient-ils déclaré. L'origine de son problème résidait dans une «dysplasie ventriculaire droite arythmogène». Son cas est assimilé à la mort dite subite.

  6. QUELQUES INTERROGATIONS Part potentielle du dopage (fléau dans le sport de haut niveau) Responsabilités médicales de non détection d’anomalies structurales Part de l’intensité des entraînements et du rythme des compétitions « sport spectacle » / santé des sportifs

  7. INCIDENCE MORT SUBITE DU SPORTIF JEUNE ATHLETE < 35 ANS 2.3/100 000/an -12 à 35 ans – Corrado D (Italie)* 2.6/100 000 hommes 1.1/100 000 femmes SPORTIF > 35ANS 6 /100 000 /an -30 à 64 ans-Thompson P.D. (USA)

  8. Prévalence de la mort subite dans la population sportive 1 décès / 200 000 adolescents sportifs/an 1/18 000 sportifs /an(25/75 ans) 1/50 000 sportifs /an tous âges confondus 1 pour 7 millions d’heures de sport De 500 à 1500 décès par an ???????????????????????????

  9. Le retrait de la compétition peut sauver la vie….. « Il y a aujourd’hui des preuves définitives qu’un exercice très soutenu prédispose un athlète porteur de certaines anomalies cardiaques à une mort qui ne serait pas survenue autrement et que le retrait de la compétition prolonge, dans ce cas, la vie » Bethesda 1994 !

  10. EN FRANCE • Estimation : 240 à 400 morts subites par an. • Soit 0.5 à 1 0/0 du total des morts subites. Situation « dramatique » , « médiatique » ….. mais RARE • Le développement de la pratique sportive notamment au sein d’une population à plus haut risque cardiovasculaire (obésité, tabac, sujets âgés de plus de 50 ans, 60 ans voire 70 ans), et parfois sur un mode totalement déraisonnable (manque de préparation, charges de travail inadaptées, conditions « extrêmes ») risque de multiplier les accidents cardiovasculaires.

  11. MORT SUBITE DU SPORTIF : LA MORT D’UN CARDIAQUE IGNORE Deux références anatomo-pathologiques Italie ( Corrado,Basso,Thiene et coll. N = 55)* U.S.A.(Maron et coll. N = 158) * *Examen anatomopathologique systématique et par la même équipe de toutes les morts subites < 35 ans de 1979 à 1999 en Venetie

  12. MORT SUBITE DU SPORTIF : CARDIOPATHIES DIFFERENTES SELON L’AGE AVANT 35 ANS : Causes nombreuses Congénitales le plus souvent Variabilité « géographique »* APRES 35 ANS: Cause quasi -unique et acquise : athérome coronaire *Liée à des différences ethniques ,d’âge,de niveau sportif, de stratégie de dépistage médical,d’évolution des connaissances sur l’existence de certaines cardiopathies,enfin des conditions d’autopsies

  13. MORT SUBITE SPORTIF < 35ANS* U.S.A. 1985 / 1995 . (N = 158) .Maron BJ.*Moyenne d’âge :17 ans 52% blancs 44%noirs

  14. MORT SUBITE SPORTIF < 35ANS* Venetie 1979 / 1999 N=55 . Corrado D. *moyenne d’âge 23.8 ans

  15. Causes des événements cardiaques chez les jeunes athlètes* * 100 patients entre 13 et 24 ans scolaires et universitaires (Van Camp – « Circulation 2007 »)

  16. C.M.H. Transmission familiale, autosomique, dominante, Peu symptomatique Examen médical négatif 98% cas ECG de repos performant Diagnostic évoqué à l’échographie

  17. Cœur normal

  18. Cardiopathie hypertrophique

  19. MORT SUBITE SPORTIF > 35ANSATHEROME CORONAIRE THOMPSON ( 1982 ) : 91.6% MARON ( 1986 ) : 80 % NORTHCOTE ( 1986 ) : 85%

  20. Mort subite après 35 ans • > 80 % des morts subites aux USA et en Europe • Fibrillation ventriculaire dans 80% des cas • 6 fois plus de risque de faire un infarctus au cours d’un effort qu’au repos chez un coronarien méconnu • Mais risque 100 fois supérieur chez le sédentaire

  21. MECANISME(S) DE LA MORT SUBITE AU COURS DE LA PRATIQUE SPORTIVE ARRET CARDIO-RESPIRATOIRE : FIBRILLATION VENTRICULAIRE Interaction entrefacteur déclenchant(émotion, environnement, déséquilibre Σ /para Σ , modification hémodynamique, ischémie substrat arythmogène(structurel ou électrique) • Rupture artérielle, embolie pulmonaire

  22. Les mécanismes sont connus

  23. Mécanismes de la mort subite au cours du sport Gâchette Mort subite Foyer arythmogène Intensité exercice Système neuro végétatif Environnement + Prédisposition génétique

  24. EFFETS DE L’EXCERCICE MUSCULAIRE  Exercice musculaire aigu  Contrainte majeure pour l’organisme Déséquilibre des systèmes : • pulmonaires, • cardiovasculaires, • nerveux, • Endocriniens, • Électrolytiques.

  25. Contraintes cardiovasculaires de l’exercice  Fonction du type d’exercice, Fonction de l’intensité, Fonction de la durée, Fonction de l’environnement, Fonction du niveau d’entraînement.

  26. Type d’Exercice • Exercice dynamique: modifications de type volumétrique : • DC (FC x VES) augmente • RP diminuent • PA augmente modérément • Exercice statique : contraintes de type barométrique • RP augmentent • FC augmente - VES diminue – DC peu modifié • PAS et PAD augmentent beaucoup • Exercice mixte : adaptations intermédiaires

  27. Intensité de l’Exercice • Exercice dynamique : contrainte devient majeure au-delà du premier « seuil » (ventilatoire ou lactique) entre 60 et 80% de la VO2 max) • Exercice statique : contrainte devient intense au-delà de 40-60% de la force maximale volontaire.

  28. Durée de l’Exercice • Plus l’exercice est prolongé, plus la contrainte cardiovasculaire est grande. Les durées des « seuils » dépendent de l’intensité de l’effort. • Exercice dynamique : dérive de la FC après 30 à 50 minutes d’effort constant, réponse catécholergique, hyperviscosité • Exercice statique : durée critique de quelques secondes à 3-4 minutes

  29. Environnement • Peut accroître les contraintes cardiovasculaires : • Chaleur • Humidité • Froid • Altitude • Milieu aquatique • +/- compétition • +/- contexte d’infection intercurrente « bénigne » • +/- prise de drogues ou de produits dopants, cigarette

  30. Niveau d’entrainement • Influence majeure, quel que soit le type d’exercice • Chez un sujet sédentaire de plus de 40 ans, le risque de survenue d’un infarctus du myocarde pendant ou dans l’heure qui suit la pratique d’un effort physique intense est multiplié par 107.

  31. Circulation coronaire Consommation myocardique d’oxygène dépend de la FC, de la PA et de la contractilité MO2 multipliée par 10 lors de l’exercice dynamique maximal. Capacité de vasodilatation des artérioles coronaires = facteur d’adaptation principal Réserve coronaire normale voisine de 5 Artères lésées (risque de rupture de plaque) Spasme (vasoconstriction alpha-adrénergique) Modifications hémorhéologiques, hypercoagulabilité, hyperagrégabilité Ischémie myocardique fonctionnelle par inadapatation entre la masse et la vascularisation intramyocardique.

  32. Autres modifications • Modifications électrolytiques : • déshydratation, acidose, hyperkaliémie… • Modifications neuro-hormonales : • catécholamines circulantes • Modifications humorales : • élévation des radicaux libres, des acides gras libres • Source d’instabilité électrophysiologique sur un cœur pathologique

  33. Commotio Cordis • Traumatisme direct par un projectile de petite taille Choc avec un autre joueur • Décès par fibrillation ventriculaire secondaire au choc (choc sur la partie centrale du coeur, pendant la phase vulnérable de la repolarisation)

  34. Activité physique intense • Sur un cœur sain, l’effort est parfaitement toléré, même en cas d’hyper-entraînement. • Sur cœur pathologique, l’exercice aigu intense, de part les perturbations qu’il induit, favorise la survenue d’une arythmie.

  35. MORT SUBITE ET PRATIQUE SPORTIVELES QUATRE FACTEURS DE RISQUE AGE SEXE MASCULIN CARDIOPATHIE SOUS - JACENTE ACTIVITE PHYSIQUE INTENSE

  36. Substances illicites et arythmies ventriculaires chez les athlètes Arythmies à l’effort : Stimulants, cocaine, anabolisants, bêta2-agonistes, hormone de croissance QT longs secondaires : Diurétiques, cocaine, anabolisants, hormone de croissance Substances illicites particulièrement dangereuses en cas de substrat arythmique structurel ou électrique

  37. PRISE EN CHARGE • ACR : absence de réactivité + absence de mouvement respiratoire pendant 10 sec • Réanimation cardiopulmonaire immédiate : • MCE 100/mn • (VC : 2 insufflations/15 massages) • DSA : • Choc indiqué : FV • Choc non indiqué : Activité cardiaque spontanée • Efficace (Las Vegas : 74% de survie si DSA < 3mn) • Pb : Matériels, Personnels, Prise en charge secondaire

  38. Comment reconnaître l’arrêt cardiaque ? Une personne s'effondre devant vous. Elle ne bouge plus. Avant tout chose, placer la personne dans une zone sécurisée, pour elle comme pour vous. Vous lui parlez, lui demandez de serrer votre main, de cligner des yeux.Si vous ne constatez aucune réaction : la victime est inconsciente. Penchez-vous, la joue devant sa bouche, votre regard tourné vers sa poitrine. Si vous ne sentez aucun souffle et si le ventre ne se gonfle pas : la victime est en arrêt respiratoire. A cet instant, quelques gestes simples peuvent permettre d'augmenter ses chances de survie,

  39. les gestes qui sauvent • Appeler le 15 (SAMU) pour prévenir les secours. • Pratiquer un massage cardiaque • Défibriller le cœur à l'aide d'un défibrillateur automatisé externe

  40. Réaliser le massage cardiaque • faire circuler le sang et transport de l'oxygène vers les organes. • Allongez la victime sur une surface dure • Placez-vous à genoux, sur le côté de la victime. • Positionner vos mains l'une sur l'autre, au milieu du thorax, entre les deux seins, les bras bien tendus. • Appuyez de tout votre poids, bien au-dessus : ce ne sont pas les bras ni les mains qui appuient mais tout le corps. • Pratiquez 100 compressions par minute, par séquences de 30 compressions consécutives. Vous devez à chaque fois appuyer très fort, pour enfoncer la cage thoracique de 3 cm à 4 cm. Veillez à bien relâcher entièrement entre chaque compression. Recommencer des séquences de 30 compressions, jusqu'à l'arrivée des secours. • Même si vous avez l'impression de mal effectuer le geste, continuez : mieux vaut un massage cardiaque imprécis que pas de massage cardiaque du tout.

  41. Défibriller le coeur, une chance supplémentaire de survie • Les défibrillateurs automatisés externes sont très simples d'utilisation. Leur rôle : délivrer un choc électrique pour permettre au coeur de se remettre à battre efficacement. Ces appareils sont fiables à 99,9 %. • Défibriller pour faire repartir le coeur. • Ouvrez-le : une voix électronique vous donne les instructions à suivre. Elle vous explique d'abord comment placer les électrodes, sur la peau nue de la victime : l'une doit se situer sous l'aisselle gauche, l'autre sur la poitrine côté droit. • L’appareil fait lui-même le diagnostic et délivre le choc si c’est nécessaire : donc pas de risque de se tromper ! • Éloignez-vous du corps de la victime pendant que le défibrillateur délivre l'impulsion électrique. Le défibrillateur va alors vérifier si le coeur est reparti et vous donnera les instructions à suivre.

  42. Le défibrillateur Automatique Tom Simpson Mont Ventoux 1967 SIMPLE PEU ONEREUX EFFICACE Utilisable par tous…. Décret N° 2007-705 du 4 Mai 2007

  43. Eviter la mort subite des jeunes sportifs Que faire ? • Dépister les pathologies à risque • Evaluer leur potentiel létal (particulièrement à l’effort) • Définir l’aptitude individuelle au sport (tous les sports n’ont pas le même risque). Très faible prévalence  très faible rentabilité

  44. Dépistage cardiologique chez l’adulte jeune USA Italie et ESC Interrogatoire Examen clinique Interrogatoire Examen clinique ECG France Interrogatoire Examen clinique ECG Echocardiographie Epreuve d’effort Autres Interrogatoire Examen clinique Haut niveau

  45. L'interrogatoire Intérêt +++ (mort subite familiale, cardiopathie) Les antécédents Les signes fonctionnels Mêmes signes fonctionnels que chez les non sportifs Dyspnée, douleurs thoraciques, lipothymies, syncopes, palpitations… Chez le sportif entraîné qui se connaît bien  « attention aux sensations inhabituelles » Symptômes spécifiques Baisse inexpliquée des performances Limitation brutale au cours d’un exercice intense … Symptomatologie du cardiofréquencemètre …

  46. L’ECG : un moyen de dépistage majeur L’ECG du sportif est le plus souvent normal ! Selon A.Pellicia : 15 % atypies Au moindre doute: examens complémentaires Cardiopathies détectables par l’ECG chez le sujet jeune : CMH, DVDA, CMD, Troubles conductifs (BAV, WPW), Anomalies des canaux ioniques (QT, Brugada). Ces étiologies rendent compte de 60 % des morts subites chez les sportifs jeunes d’après les séries Italiennes et Américaines

  47. L’échocardiographie Obligatoire chez les sportifs de haut niveau en France Arrêtés : avril 2000 et février 2004(Ministère de la Jeunesse et des Sports) Une foisau moment de l’admission au haut niveau Chez les autres sportifs Echocardiographie en cas d’anomalie clinique ou ECG Méta-analyse (B.M. Pluim et al, Circulation, 2000, 101 : 336-344) l’écho du sportif est très souvent « normale » Différence moyenne sportifs/témoins masculins -  DTDVG = 3 à 6 mm -  Parois VG = 2 à 3 mm

  48. Bilan de dépistage après 35 ans Rechercher les facteurs de risque Interrogatoire ++ et examen clinique ECG Echocardiographie ± Vx au moindre doute Epreuve d’effort (« recherche de témoins faute de pouvoir identifier le coupable ») si plus de 2 FR systématique avant pratique sportive hommes > 40 ans femmes > 45 ans

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